La grossophobie est la discrimination, la stigmatisation et les préjugés à l’encontre des personnes en surpoids ou en situation d’obésité. Elle impacte de nombreuses sphères de la vie dont la vie amoureuse, intime et sexuelle.
Baisse de l’estime et de la confiance en soi
Les normes de beauté dominantes valorisent souvent la minceur, ce qui peut amener à intérioriser des sentiments de honte et de rejet envers son propre corps. Cela peut générer :
– Une gêne à se montrer nu.e devant un.e partenaire
– Une peur d’être rejeté.e ou jugé.e
– Une diminution du désir sexuel par manque d’acceptation de soi
Difficulté à trouver un partenaire
Dans un monde où la séduction repose en grande partie sur l’apparence, certaines personnes peuvent se sentir discriminées sur les applications ou dans les interactions sociales. Ceci peut provoquer :
– Un sentiment d’exclusion et de solitude
– Une autocensure dans la recherche d’un.e partenaire par peur du rejet
– Une acceptation de relations toxiques par crainte de ne pas mériter mieux
Fétichisation et objectification
Certaines personnes en surpoids sont victimes de « fat fetishism », où elles sont réduites à leur corps et perçues uniquement à travers un prisme de fantasme, plutôt qu’en tant qu’individu.e.s à part entière. Cela peut entraîner :
– Un sentiment de ne pas être désiré.e pour sa personnalité
– Des relations basées sur l’exploitation plutôt que sur un amour ou un désir sincère
Problèmes de communication
La peur du jugement peut empêcher une personne d’exprimer ses désirs et ses besoins dans l’intimité, ce qui peut affecter la qualité de sa vie sexuelle. Elle peut aussi éprouver des craintes concernant :
– Certaines positions sexuelles par manque de confiance ou de confort
– La crainte que son poids dérange ou soit un obstacle dans les relations intimes
Moins bonne prise en charge médicale
Certains professionnels de santé montrent un manque d’écoute et de considération et réduisent les problèmes intimes (baisse de libido, douleurs, troubles hormonaux) au seul facteur du poids, sans chercher d’autres causes médicales possibles.
De plus, l’accès à la contraception, aux suivis gynécologiques et aux traitements liés à la fertilité est souvent entravé par des jugements médicaux négatifs et grossophobes.
Quelques conseils ?
– Travailler sur l’acceptation de soi et la valorisation de son corps
– S’entourer de personnes bienveillantes et éviter les relations toxiques
– Revendiquer son droit au plaisir et à une vie amoureuse et sexuelle épanouie
– Militer contre les normes grossophobes et promouvoir la diversité des corps
La grossophobie ne devrait pas avoir sa place dans l’intimité. L’amour et le désir ne devraient jamais être conditionnés par une norme de beauté arbitraire !
